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Gérer les lois comme du code source

Le gestion des textes législatifs est un véritable casse-tête. Qui a changé quoi, comment gère-t-on les addendum, de quand date telle modification, comment trouver tel élément de loi, etc...

Le législateur est confronté à une quantité massive de texte, manipulé et modifié par une multitude d'acteurs, et qui doit être rendu public de la manière la plus transparente possible.

Cela fait un certain temps que j'y pense : les textes de lois et les problèmes qu'ils entrainent ressemblent très fort à ce qui se pose pour les développeurs informatiques dans la gestion du code source. En imaginant que l'on applique les même principes informatiques aux textes de lois on pourrait sans doute faciliter le travail de tout le monde, et rendre le processus un peu plus transparent au passage.

On pourrait par exemple gérer les textes dans un système de gestion de version (type CVS ou SVN). Cela permettrait de savoir qui a changé quoi, à quel moment, et de toujours pouvoir consulter les textes dans une version précédente.

Appliquer les principes du développement open source à la gestion des textes législatifs serait un grand pas pour la démocratie.

J'ai découvert aujourd'hui quelqu'un qui pense la même chose. A lire ici : http://seanmcgrath.blogspot.com/2010/06/kliss-law-as-source-code.html

Pourquoi et comment voter le 13 juin

Certains disent qu'il ne faut pas aller voter. Que les hommes et femmes politiques sont tous pourris.

Moi ça me fait toujours un peu peur ce genre de propos. Il a quand même fallu beaucoup d'efforts pour mettre en place un système électoral correct. Un peu comme si on revenait en arrière en ne rendant plus le vote obligatoire. Ne pas voter c'est voter pour la majorité. Et la majorité, elle ne sera peut être pas formidable. Autant voter pour faire pencher la balance, autant que possible et dans les limites inhérentes à la démocratie. Alors comment y voir plus clair?

Un article de Jean Blairon sur la question:
http://www.intermag.be/index.php?option=com_content&task=view&id=227&Ite...

Test de la fonction vidéo du Pentax K-7

Depuis quelques temps, une petite révolution se profile dans les possibilités de fabrication d'images animées. Auparavant, celui qui voulait réaliser un film avait le choix entre pellicule et vidéo. Chacun avec leurs avantages et inconvénients.

Un des avantages de la pellicule commence à être adapté à la vidéo : une grande surface de cible. La pellicule utilise traditionnellement 24*18mm -par exemple- en super 35. Une bonne caméra vidéo, elle, proposera au mieux un capteur 2/3 de pouce (=16mm) et souvent bien moins.

Quand on sait que la surface sur laquelle un objectif projette son image a une influence sur la profondeur de champ, on comprend l'intérêt et les différences de "look" que l'on obtient avec la pellicule. Plus la surface est grande, moins on a de profondeur de champ.

My family portrait from Philippe Jadin on Vimeo.

C'est précisément cette petite profondeur de champ qui donne aux images un aspect plus cinéma et plus agréable à l'oeuil. Il semblerait que depuis l'introduction de la couleur en cinéma, on a progressivement favorisé une plus faible profondeur de champ, pour permettre à l'oeuil et au cerveau de ne pas avoir trop d'infos (quand tout est net -et a fortiori en couleurs- on fatigue le spectateur). Montrez à n'importe qui 2 portraits, un où tout est net et un autre ou seul le visage est net et le fond est flou, on vous dira que le deuxième est plus beau et plus agréable.

Non seulement cela, mais en plus de cela, la profondeur de champ fait partie du langage cinématographique. Passer d'un personnage à un autre, isoler un élément de l'histoire, noyer un personnage dans le flou, etc. sont des choses auxquelles nous sommes habitués en tant que spectateur.

La photo numérique a pris un peu de temps pour permettre la même liberté que l'argentique à ce niveau là. La large gamme de réflexes numériques atteste qu'il est maintenant facile de faire de la photo numérique avec au moins cette caractéristique de la pellicule. Avec l'apparition d'appreils tels que le pentax k-7, il est maintenant possible d'avoir les mêmes avantages en vidéo.

Driving to uncertainty from Philippe Jadin on Vimeo.

J'ai reçu en test le K-7 (merci Pentax France) afin de voir ce qu'il y avait moyen d'en faire en vidéo.

C'est un appareil réflexe classique, avec miroir et capteur aps-c (facteur de réduction de 1.6 par rapport au 35mm full frame). En utilisation photo il est extrêmement performant. C'est un semi-pro, voire un pro. Il est doté de caractéristiques intéressantes, notamment une stabilisation optique intégrée au boitier (le capteur bouge pour compenser les mouvements tant verticaux, horizontaux, que de rotation, ce qui est assez unique). Il permet également de corriger la balance des blancs afin de pouvoir concilier la contrainte technique de faire une balance des blancs tout en respectant la contrainte artistique de conserver l'ambiance d'une scène. Pour le reste, il y a une quantité énorme de fonctionnalités mais qui ne me servent pas. Je préfère travailler en manuel pour les photos, sauf pour la mise au point quand ça marche bien, et elle marche plutôt rapidement sur cet appareil.

Je ne vais pas vous décrire en long et en large ce que cet appareil fait, mais plutôt vous parler des spécificités en vidéo.

En mode "movie", l'appareil permet de filmer en motion-jpeg en 720P à 30 images par secondes.

- les images sont d'une très grande qualité, sans doute du au codec mjpeg. On a par exemple une bonne latitude pour retoucher les couleurs. Le codec est également très simple à utiliser dans un programme de montage.
- Il y a une touche ae-lock qui permet au moins de bloquer tous les paramètres, sans savoir exactement quel shutter et iso est utilisé par l'appareil. Cela pose parfois problème sous éclairage artificiel où l'image scintille si l'appareil a choisi un réglage inapproprié. Un update du firmware qui permettrait de régler tout manuellement en mode vidéo serait formidable.
- le micro interne est relativement bon, surtout pour des prises proches. Les tests avec un micro externe sont concluants.
- la stabilisation optique intégrée à l'appareil est extraordinaire en mode vidéo. Elle ouvre la possibilité de filmer avec des anciens objectifs non stabilisés, ce que les autres marques ne proposent pas.

En conclusion, je dirais que l'avenir est très prometteur pour ce type d'appareil. Un accès aux réglages tout manuel serait le bienvenu, ainsi qu'un mode 24p. La partie audio pourrait être poussée plus loin en permettant de désactiver le gain automatique ce qui permettrait de connecter un adaptateur XLR pour connecter des micros professionnels et éviter le souffle lié au gain qui augmente quand il n'y a pas de niveau.

Tous ces changements pourraient être réalisés avec une mise à jour du firmware de l'appareil (sans changement de hardware), ce qui augmenterait instantanément sa valeur pour les vidéastes. On peut toujours espérer que cela arrivera un jour. Certaines caractéristiques uniques de cet appareil me font dire qu'il mériterait bien de telles améliorations.

The strongest will survive - pentax k7 from Philippe Jadin on Vimeo.

Retrouvez toutes mes vidéos sur Vimeo : http://vimeo.com/user1553230/videos

Septembre 2009

Éducation aux (nouveaux) média

On parle beaucoup d'éducation aux média, et ceux qui ont été sensibilisés aux dérives éventuelles et à la nécessité de décoder ce qui nous est proposé pratiquent généralement une espèce d'auto-critique face à ce qu'ils voient à la télé ou lisent dans les journaux.

On parle aussi beaucoup des nouveaux média, internet, sms, youtube et j'en passe. Fait-on le même effort d'autocritique pour ces nouveaux média? Est-on éduqué à ces nouvelles formes de communication?

Je me posais la question, quand, ce matin, j'ai voulu m'interrompre d'uriner parce que j'avais reçu un sms et que le gsm qui était dans ma poche a fait bip-bip... Fait-on cet effort quand on râle parce qu'un mail ne part pas assez vite, parce qu'internet-ne-marche-pas-bien-aujourd-hui ou que l'on regarde au premier degré la dernière vidéo en vogue youtube?

Après tout, c'est la nouveauté qui qualifie ces média, mais on devrait déjà faire comme on a fait pour le reste : rester vigilant, réfléchir, remettre en question... et surtout ne pas se laisser bouffer.

Quand les montres électroniques sont apparues, on les faisait sonner toutes les heures "parce-qu-il-y-a-moyen-c-est-trop-cool", maintenant qui imaginerait encore faire ça?

Peut être qu'un jour on n'entendra plus bip bip en allant aux toilettes.

Panique au village avant première : quel veau ce cheval!

Ah! he bien hier soir, grâce au fan club panique au village sur facebook (comme quoi, ça sert à quelque chose facebook) on a pu voir Panique au village en avant première.

C'était très amusant, il fallait se déguiser pour pouvoir entrer. Laurence était Janine, moi cheval...

L'enjeu principal c'était évidemment le passage en format long métrage. Je pense qu'ils s'en sont plutôt bien sortis, même si on a un peu perdu le peps incroyable des épisodes courts. Le premier tiers est vraiment super. On dirait un long épisode avec pleins de rebondissements.

J'ai l'impression que dans le second tiers, ça s'essoufle un peu. Difficile de tenir tout un film avec un assemblage de scènes comiques tout en gardant un fil rouge plus conséquent et sur la durée. La troisième partie, plus burlesque est très réussie aussi. Je parle de parties, mais on ne peut pas vraiment parler de parties, c'est plus un glissement d'une histoire à une autre.

J'ai l'impression, mais peut être ce n'est que moi, qu'il aurait été hyper marrant d'avoir une histoire qui se répète, à la "Lola rent" ce qui aurait permis de faire du "court dans du long". Lié à cela, une trame plus longue sur tout le film pour maintenir la pression.

Ce qui est vraiment terrible dans les épisodes courts, c'est le fait qu'il y a toujours deux situations en même temps. Cheval dort pendant que cow boy et indiens essaient de manger du gateau. On passe de la chambre de cheval à la cuisine à la chambre d'indien et cow boy. En un clin d'oeil, comme un zappeur-monteur fou. C'est cette façon de passer d'un lieu à un autre qui est si hilarante. On sait que quand cow boy va ouvrir le frigo, il va se passer quelque chose ailleurs, chez cheval.
Peut être que le film manque, sur la durée, d'histoires parallèles du même genre.

Mais dans tous les cas, c'est un véritable plaisir de retrouver nos amis, dans leur décor devenu habituel. De les reprendre là où on les avait laissés, avec la porte de leur chambre recollée au scotch, et le mur au dessus de leur lit encore fracassé...

Project Spectrum : quand des enfants autistes utilisent un logiciel de 3D

Voici une utilisation étonnante du logiciel Google Sketchup par des enfants autistes: ces enfants ont une très grande capacité de visualisation en trois dimensions, qu'ils ne peuvent pas facilement exploiter sur une feuille de papier en 2D

Apparemment l'utilisation d'un logiciel de 3d leur permet de retranscrire (avec talent) les images qu'ils ont dans la tête.

Le projet est présenté ici : http://googleblog.blogspot.com/2009/04/project-spectrum-recognizing-tale...

Ca va ?

On dit très souvent "ça va ?". Mais qu'est-ce que ça veut dire au fond?

"Ca va ?" sous entend parfois qu'on ne veut pas savoir réellement si ça va ou pas. Ca implique que l'autre va bien et qu'on va simplement confirmer cela en disant oui ou "ça va"

"Comment ça va?", c'est déjà bien différent. C'est demander de répondre sérieusement. Etre ouvert à l'éventualité que l'autre ne va pas répondre que "ça va". A l'éventualité qu'il ne va pas bien et que l'on va pouvoir l'écouter.

"Comment vas-tu", c'est encore mieux, car plutôt que de parler d'un "ça", d'une chose, c'est carrément à une personne, un humain que l'on s'adresse.

Ou n'est-ce que moi?