Interview Yapaka & Drupal
lun, 11/01/2010 - 09:38 - philippeDans le cadre du podcast hightech (www.lepodcasthightech.com), j'ai été interviewé pour expliquer mon travail à la cellule yapaka (www.yapaka.be) de la Communauté française. Essentiellement autour des options techniques pour nos publications web.
Vous pouvez l'écouter ici : http://www.lepodcasthightech.com/v2/e-business/drupal-belgique/549-yapak...
C'est relativement technique...
Link: BLDGBLOG: Remnants of the Biosphere
jeu, 07/01/2010 - 09:48 - philippeThe bioshpere 2 project has been discarded. Some really nice pictures of this defunct world.
Test de la fonction vidéo du Pentax K-7
mer, 02/09/2009 - 19:52 - philippeDepuis quelques temps, une petite révolution se profile dans les possibilités de fabrication d'images animées. Auparavant, celui qui voulait réaliser un film avait le choix entre pellicule et vidéo. Chacun avec leurs avantages et inconvénients.
Un des avantages de la pellicule commence à être adapté à la vidéo : une grande surface de cible. La pellicule utilise traditionnellement 24*18mm -par exemple- en super 35. Une bonne caméra vidéo, elle, proposera au mieux un capteur 2/3 de pouce (=16mm) et souvent bien moins.
Quand on sait que la surface sur laquelle un objectif projette son image a une influence sur la profondeur de champ, on comprend l'intérêt et les différences de "look" que l'on obtient avec la pellicule. Plus la surface est grande, moins on a de profondeur de champ.
My family portrait from Philippe Jadin on Vimeo.
C'est précisément cette petite profondeur de champ qui donne aux images un aspect plus cinéma et plus agréable à l'oeuil. Il semblerait que depuis l'introduction de la couleur en cinéma, on a progressivement favorisé une plus faible profondeur de champ, pour permettre à l'oeuil et au cerveau de ne pas avoir trop d'infos (quand tout est net -et a fortiori en couleurs- on fatigue le spectateur). Montrez à n'importe qui 2 portraits, un où tout est net et un autre ou seul le visage est net et le fond est flou, on vous dira que le deuxième est plus beau et plus agréable.
Non seulement cela, mais en plus de cela, la profondeur de champ fait partie du langage cinématographique. Passer d'un personnage à un autre, isoler un élément de l'histoire, noyer un personnage dans le flou, etc. sont des choses auxquelles nous sommes habitués en tant que spectateur.
La photo numérique a pris un peu de temps pour permettre la même liberté que l'argentique à ce niveau là. La large gamme de réflexes numériques atteste qu'il est maintenant facile de faire de la photo numérique avec au moins cette caractéristique de la pellicule. Avec l'apparition d'appreils tels que le pentax k-7, il est maintenant possible d'avoir les mêmes avantages en vidéo.
Driving to uncertainty from Philippe Jadin on Vimeo.
J'ai reçu en test le K-7 (merci Pentax France) afin de voir ce qu'il y avait moyen d'en faire en vidéo.
C'est un appareil réflexe classique, avec miroir et capteur aps-c (facteur de réduction de 1.6 par rapport au 35mm full frame). En utilisation photo il est extrêmement performant. C'est un semi-pro, voire un pro. Il est doté de caractéristiques intéressantes, notamment une stabilisation optique intégrée au boitier (le capteur bouge pour compenser les mouvements tant verticaux, horizontaux, que de rotation, ce qui est assez unique). Il permet également de corriger la balance des blancs afin de pouvoir concilier la contrainte technique de faire une balance des blancs tout en respectant la contrainte artistique de conserver l'ambiance d'une scène. Pour le reste, il y a une quantité énorme de fonctionnalités mais qui ne me servent pas. Je préfère travailler en manuel pour les photos, sauf pour la mise au point quand ça marche bien, et elle marche plutôt rapidement sur cet appareil.
Je ne vais pas vous décrire en long et en large ce que cet appareil fait, mais plutôt vous parler des spécificités en vidéo.
En mode "movie", l'appareil permet de filmer en motion-jpeg en 720P à 30 images par secondes.
- les images sont d'une très grande qualité, sans doute du au codec mjpeg. On a par exemple une bonne latitude pour retoucher les couleurs. Le codec est également très simple à utiliser dans un programme de montage.
- Il y a une touche ae-lock qui permet au moins de bloquer tous les paramètres, sans savoir exactement quel shutter et iso est utilisé par l'appareil. Cela pose parfois problème sous éclairage artificiel où l'image scintille si l'appareil a choisi un réglage inapproprié. Un update du firmware qui permettrait de régler tout manuellement en mode vidéo serait formidable.
- le micro interne est relativement bon, surtout pour des prises proches. Les tests avec un micro externe sont concluants.
- la stabilisation optique intégrée à l'appareil est extraordinaire en mode vidéo. Elle ouvre la possibilité de filmer avec des anciens objectifs non stabilisés, ce que les autres marques ne proposent pas.
En conclusion, je dirais que l'avenir est très prometteur pour ce type d'appareil. Un accès aux réglages tout manuel serait le bienvenu, ainsi qu'un mode 24p. La partie audio pourrait être poussée plus loin en permettant de désactiver le gain automatique ce qui permettrait de connecter un adaptateur XLR pour connecter des micros professionnels et éviter le souffle lié au gain qui augmente quand il n'y a pas de niveau.
Tous ces changements pourraient être réalisés avec une mise à jour du firmware de l'appareil (sans changement de hardware), ce qui augmenterait instantanément sa valeur pour les vidéastes. On peut toujours espérer que cela arrivera un jour. Certaines caractéristiques uniques de cet appareil me font dire qu'il mériterait bien de telles améliorations.
The strongest will survive - pentax k7 from Philippe Jadin on Vimeo.
Retrouvez toutes mes vidéos sur Vimeo : http://vimeo.com/user1553230/videos
Septembre 2009
Démontage d'une caméra super 8mm
dim, 28/06/2009 - 15:53 - philippeDe temps en temps, une petite diffusion vidéo en direct des expériences souvent réalisées à "la cave" (lieu hautement secret).
Partie 1 :
Partie 2 :
Éducation aux (nouveaux) média
lun, 15/06/2009 - 18:43 - philippeOn parle beaucoup d'éducation aux média, et ceux qui ont été sensibilisés aux dérives éventuelles et à la nécessité de décoder ce qui nous est proposé pratiquent généralement une espèce d'auto-critique face à ce qu'ils voient à la télé ou lisent dans les journaux.
On parle aussi beaucoup des nouveaux média, internet, sms, youtube et j'en passe. Fait-on le même effort d'autocritique pour ces nouveaux média? Est-on éduqué à ces nouvelles formes de communication?
Je me posais la question, quand, ce matin, j'ai voulu m'interrompre d'uriner parce que j'avais reçu un sms et que le gsm qui était dans ma poche a fait bip-bip... Fait-on cet effort quand on râle parce qu'un mail ne part pas assez vite, parce qu'internet-ne-marche-pas-bien-aujourd-hui ou que l'on regarde au premier degré la dernière vidéo en vogue youtube?
Après tout, c'est la nouveauté qui qualifie ces média, mais on devrait déjà faire comme on a fait pour le reste : rester vigilant, réfléchir, remettre en question... et surtout ne pas se laisser bouffer.
Quand les montres électroniques sont apparues, on les faisait sonner toutes les heures "parce-qu-il-y-a-moyen-c-est-trop-cool", maintenant qui imaginerait encore faire ça?
Peut être qu'un jour on n'entendra plus bip bip en allant aux toilettes.
Panique au village avant première : quel veau ce cheval!
ven, 22/05/2009 - 12:43 - philippeAh! he bien hier soir, grâce au fan club panique au village sur facebook (comme quoi, ça sert à quelque chose facebook) on a pu voir Panique au village en avant première.
C'était très amusant, il fallait se déguiser pour pouvoir entrer. Laurence était Janine, moi cheval...
L'enjeu principal c'était évidemment le passage en format long métrage. Je pense qu'ils s'en sont plutôt bien sortis, même si on a un peu perdu le peps incroyable des épisodes courts. Le premier tiers est vraiment super. On dirait un long épisode avec pleins de rebondissements.
J'ai l'impression que dans le second tiers, ça s'essoufle un peu. Difficile de tenir tout un film avec un assemblage de scènes comiques tout en gardant un fil rouge plus conséquent et sur la durée. La troisième partie, plus burlesque est très réussie aussi. Je parle de parties, mais on ne peut pas vraiment parler de parties, c'est plus un glissement d'une histoire à une autre.
J'ai l'impression, mais peut être ce n'est que moi, qu'il aurait été hyper marrant d'avoir une histoire qui se répète, à la "Lola rent" ce qui aurait permis de faire du "court dans du long". Lié à cela, une trame plus longue sur tout le film pour maintenir la pression.
Ce qui est vraiment terrible dans les épisodes courts, c'est le fait qu'il y a toujours deux situations en même temps. Cheval dort pendant que cow boy et indiens essaient de manger du gateau. On passe de la chambre de cheval à la cuisine à la chambre d'indien et cow boy. En un clin d'oeil, comme un zappeur-monteur fou. C'est cette façon de passer d'un lieu à un autre qui est si hilarante. On sait que quand cow boy va ouvrir le frigo, il va se passer quelque chose ailleurs, chez cheval.
Peut être que le film manque, sur la durée, d'histoires parallèles du même genre.
Mais dans tous les cas, c'est un véritable plaisir de retrouver nos amis, dans leur décor devenu habituel. De les reprendre là où on les avait laissés, avec la porte de leur chambre recollée au scotch, et le mur au dessus de leur lit encore fracassé...
Interframe codecs are dead for film production
ven, 22/05/2009 - 12:25 - philippeI'm curently looking for the best option in video recording, both to have an idea of what to buy at work as video camera, and for the apertus project (more infos here :cinema.elphel.com).
Here is my summary :
- Film image size is usually 2k
- Storage increase very quickly
- It has always been hard to edit intraframe compressed video
We arrive at a point where consumer grade camera can store video in motion jepg or similar codec at full HD (which is near 2K).
Th eonly advantage of ahchd, mpeg2, and similar codecs is the amount of storage needed for them. As storage is quickly becoming irrelevant, and as we don't need more than 2k in most cases, I declare that codec that compress group of frames together are dead for production use.
By production, I mean the day to day use of camera, editing, color correction, etc.
Of course intraframe codecs will still be usefull, but only for distribution of the final production on lower end channels like internet.
Looking at all the avchd, H264 and all bullshit, I had to say it.
Pentax K-7 a new contender in the video capable DSLR
ven, 22/05/2009 - 12:12 - philippeA new DSLR from pentax has been anounced.
Indie movie makers, rejoice !
This one has 720P motion jpeg recording, an aps-C sensor size, audio input. All settings can be locked prior to recording.
It only lacks 24P and headphone or audio level meters to be perfect, at least for me.
More infos : http://www.imaging-resource.com/PRODS/K7/K7A.HTM
This is great news, it's a very strong contentder for 5dmark II, the GH1 and even more for the D90 and the new rebel.
For this price point, if video footage confirms my analysis, it's the best option curently.
UPDATE : I received a K-7 by Pentax France for testing. You can read my analysis here
http://www.123piano.com/test-de-la-fonction-video-du-pentax-k-7 (in french, but there are also videos to watch :-)
Je suis dans une école d’art... ... et je réussis !
mer, 20/05/2009 - 13:20 - philippeVoici la retranscription d'un faux marabout flash réalisé en 1998 par votre serviteur. Il existe à ce jour encore un exemplaire couleur et un exemplaire noir et blanc de la chose.
Je suis dans une école d’art...
... et je réussis !
Non, faire de l’art n’est pas difficile. M. Flash, après avoir mûrement réfléchi, s’est inscrit dans une école d’art. Il vous livre ici tous ses secrets pour réussir au mieux dans ce genre d’école. Du choix d’option en première année au jury final, de la peinture au cinéma, M. Flash vous dévoile tout.
I AVANT DE COMMENCER
Comment choisir ses options ?
Il existe certaines règles qui vous permettront de vous y retrouver dans la jungle des intitulés de cours artistiques. Ne vous fiez pas au seul intitulé. Essayez, autant que possible, de vous rendre à la présentation du cours. Le cas échéant, au premier cours. Le mieux étant évidemment de parler de tout ceci avec d’anciens étudiants des années supérieures. Choisissez un cours non seulement parce qu’il vous plaît, mais aussi parce que le professeur qui donne ce cours est sympathique et pas trop envahissant. Ne donnez aucun crédit à ces cours présentés par un autre professeur que celui qui les donnera. Renseignez-vous alors par d’autres moyens.
Les études artistiques comportant bien plus de pratique que de théorie, accordez - cela va sans dire - beaucoup plus d’importance au choix des cours pratiques.
Attention !
J’ai bien dit attention ! Ne concluez pas trop vite qu’il suffit de choisir uniquement des cours faciles (ou qui en ont l’air) pour réussir une année. Il vaut mieux avoir un ou deux cours difficiles (ou qui le semblent) pour remonter sa "cote personnelle".
Variez les plaisirs !
Combien de fois n’a-t-on vu de ces élèves qui se dirigent vers une branche bien trop précise et qui se font descendre par manque de variété dans le travail fourni ! Ne faites pas comme eux, choisissez une ligne directrice, prenez la plupart des cours dans cette voie, sauf un ou deux, les "étrangers". Ils vous rendront de précieux services quant à la diversification du travail (véridique !)
Les choix étant faits, surtout ne vous précipitez pas ! Il sera encore temps de remettre les documents administratifs le jour où on vous les réclamera vraiment.
Cette règle est valable dans bien des cas concernant l’administration de votre école : remise de documents, mais aussi remise de certains travaux...
Le premier travail
Il est important pour vous, mais pas tellement pour votre année. Faites simple, et si possible, visez le 11 ou 12 sur 20, voire moins, pour être sûr de faire mieux par la suite. Le plus important est de faire croire que vous évoluez, même si vous n’en êtes pas convaincu. Vous procéderez de même pour chaque nouveau professeur, même dans les années supérieures...
Deux cas se présentent à vous : soit vous venez d’une école artistique et donc vous avez certaines notions, soit vous n’y connaissez rien. Dans les deux cas, ne poussez pas au début, il sera toujours temps de se rattraper au deuxième travail. Je ne dis pas ici qu’il faut cacher ses talents. Sûrement pas. Mais au départ, un petit travail simple devrait suffire. Vous n’aurez d’ailleurs pas toujours le choix, tout dépend de vos capacités.
Vous aurez ainsi constaté que le plus important est de montrer une évolution. Simulée ou non, cette progression est indispensable.
L’évolution des travaux
N’amenez rien au cours qui suit la présentation du travail, ceci pour engendrer un retard dans le travail. Rien ne sert d’amener vos travaux trop tôt, car dans ce cas vous devrez tout recommencer deux semaines avant les cotations. Dites-vous qu’un travail n’est terminé que quand il est présenté. Avant cela la plupart des professeurs trouveront quelque chose à dire sur tel ou tel détail : pas de précipitation surtout !
Bien entendu, ne faites pas comme M.M. qui n’amenait ses travaux qu’aux présentations. Ses professeurs pensaient -à juste titre- qu’il ne travaillait que la veille et lui donnèrent une cote très basse en fin d’année.
Dès la troisième semaine, amenez profusion d’images découpées dans n’importe quelle revue. Amenez quelques idées, mais présentez-les comme encore floues, même si elles sont très claires pour vous. Ne faites pas trop de travaux préparatoires !
Enfin, une semaine avant la cotation, amenez un travail plus ou moins terminé. Notez bien les remarques du professeur car il ne vous en fera plus après. Finalisez le travail (à la maison : on est plus tranquille) et présentez-le, ainsi que des fausses notes préparatoires, objet du chapitre suivant.
Les préparations
Retenez bien ceci : "Rien ne sert d’amener des préparations tant qu’un travail n’est pas terminé."
Ce petit dicton un peu contradictoire (les préparations devraient être faites avant le travail auquel elles préparent) est pourtant vrai. En effet, la plupart des préparations posent le problème de l’orientation du travail. Si vous commencez des préparations et que le travail final ne correspond pas, le professeur ne retiendra que ces préparations et rejettera le travail final. (Psychologiquement, le résultat ne correspondra pas à l’attente. A la limite, c’est comme si vous rejetiez son avis à propos des préparations.) Vous pourrez parfois transgresser cette règle en amenant des préparations radicalement différentes du travail final. Mais là encore, mieux vaut faire les préparatifs après la finalisation.
Ainsi, vous pourrez aisément montrer une évolution dans le travail pour en arriver à l’objectif final : votre réalisation. Ceci est d’autant plus vrai que ce qui importe le plus dans l’évaluation d’un travail "relève du processus créatif".
La présentation, le jury
Nous touchons ici un point extrêmement délicat qui aura déjà fait couler beaucoup d’encre. Il serait presque utile d’y consacrer un Flash.
En effet, comparées aux dizaines d’heures passées à la réalisation proprement dite, les quelques minutes accordées à la présentation sont primordiales. Et même plus : un travail dont la réalisation n’a pas demandé plus d’une heure pourra être sauvé par une présentation convaincante, sympathique, voire intelligente pour les plus doués d’entre nous... Il en est de même pour les travaux à l’idée directrice floue, bancale, voire ceux qui sont mal réalisés.
Mais abordons d’abord un point crucial pour certains cours donnés par plusieurs professeurs à la fois. Là, dès le début, vous constaterez un problème de taille : les professeurs ont tous un avis différent. Si ils s’accordent généralement pour dire qu’un travail est mauvais, ils auront par contre plus de mal à se mettre d’accord sur ce qui est bon. Il existe néanmoins une méthode très simple pour remédier à ce problème : choisissez un professeur qui à l’air d’avoir du poids dans les cotations finales, et suivez son avis. Ne vous essayez pas à devenir ami avec un professeur qui vous est totalement antipathique : soyons réaliste, choisissez quelqu’un qui vous semble convenir, et ne forcez pas la dose.
Ce conseil tout simple devrait vous permettre de résoudre les questions les plus insolubles. Évidemment, il ne répond pas à une question bien plus fondamentale : pourquoi les avis divergent-ils ?
La présentation, l’accrochage
Parlons un peu de l’accrochage. Mettez votre travail en valeur, mais pas trop, surtout si vous n’êtes pas sûr de sa "justesse". Attention aux gros scotchs bleu, oranges,... qui vous servent à accrocher vos travaux. Usez-en avec parcimonie, même si "ça fait artiste". Ils feront, pour vos professeurs, systématiquement partie du travail. Ils n’ont pas tort, et vous demanderont d’ailleurs le sens de ce scotch, de cette grosse vis, qui prennent au moins un quart du travail. A défaut d’utiliser un accrochage plus discret, ayez une explication à portée de main.
Et plus généralement, ayez une explication pour tout.
Inutile de vous rappeler d’arriver bien à temps, une heure à deux heure(s) avant votre jury (!) car certains autres étudiants n’arrivant pas, vous serez amené à passer plus tôt. Le fait de permettre aux professeurs d’avoir toujours un travail à regarder les place dans de meilleures dispositions.
Ne parlez pas trop. Enoncez éventuellement le titre, le thème du travail, mais pas plus. De toute façon, si vous venez régulièrement au cours et que vous avez suivi les conseils ci-dessus, vous aurez au moins un professeur qui connaîtra votre travail. Voyant votre embarras, il expliquera aux autres ce que vous vouliez dire. Bien entendu, si votre travail est en béton mieux vaut donner un minimum d’explications. Mais n’expliquez jamais tout, laissez un peu de mystère. En un mot, cernez votre travail...
Les sujets de travaux, des exemples d’idées
Pour réussir un travail, il vous faudra: un bon sujet, une bonne technique, et une bonne présentation.
Un bon sujet : alors là, généralement, il vous sera fourni par les professeurs. Pas de soucis, donc. Si vous êtes à court d’idées, pourquoi ne pas copier un artiste qui a traité du même thème que vous ? Mais attention : ne choisissez pas un Roy Lichtenstein ou un Andy Warhol ou ... Ils vous verraient venir avec vos cases de BD ou vos bouteilles de coca cola ! Prenez plutôt un inconnu, par exemple un artiste tchèque ou hongrois... Nos bonnes vielles bibliothèques regorgent de ces inconnus au travail souvent intéressant. Pour plus de sûreté, et pour vous assurer que vos professeurs ne le connaissent pas, demandez-leur carrément : "Connaissez-vous Mr X?" Dans la négative, copiez sans crainte, ils n’y verront que du feu. Evitez d’abuser de ce stratagème, vous êtes quand même là pour apprendre...
Une bonne technique : ici, vous aurez toute liberté dans l’exécution du travail. Ne mettez pas trop l’accent sur le soin. Trouvez une technique originale et pas trop éculée par vos camarades. Ne copiez pas bêtement le travail d’un autre étudiant, ça ne passerait (quand même) pas inaperçu.
Quatrième de couverture :
je suis dans
une école
d’ art
...et je réussis !
Le présent Flash a été rédigé par Philippe Jadin
La partie rédactionnelle de ce Flash
est absolument exempte de toute publicité
et libre de toute attache.
Postface :
MARABOUT
FLASH+
du premier travail au jury de fin d’année...
(c) 1998 tous droits de reproduction réservés
Les mots Marabout Flash, l’emblème, le format et la présentation des volumes sont déposés.
à suivre : De merveilleux exemples pour réussir votre année sans crainte.
Soyez d’ailleurs sans crainte, il y aura une suite à ce marabout... qui est loin d’être terminé et qui est sans doute plein de fautes.
A paraître également dans la collection Marabout Flash :
"Je m’habille comme un(e) artiste."
Notes :
Cet ouvrage de grande qualité (?) a été conçu à l’intention des étudiants de première année entrant dans une école d’art. Nous déclinons toute responsabilité en cas de non-réussite dans ce domaine...
Note justificative : (4 février 1999) Vous aurez constaté que ce livre s’adresse particulièrement aux étudiants de l’Erg. Et encore plus précisément à ceux qui essayent de se débrouiller dans l’atelier dit ‘interdisciplinaire’. Ce petit texte ayant été imaginé avant la fameuse réunion du mardi 2 février (qui fera date), il me semblait intéressant de vous le faire lire maintenant, amis lecteurs. Je ne critique d’ailleurs pas ici le concept d’interdisciplinarité, mais bien son application approximative dans certains ateliers. C’est de là que m’est venue l’idée d’écrire une pseudo-méthode qui permettrait de réussir dans un atelier de ce type (s'il est mal organisé, parce que sinon, ça ne marche pas du tout) de la même façon que les marabout flash permettaient d’apprendre le russe en deux semaines. En fait, ça ne marche jamais, quoique sur certains points, ce qui est dit ici n’est qu’à moitié faux... Enfin, on aura quand même bien ri.
Gmail, cloud computing, peer to peer, and the rest of us.
ven, 15/05/2009 - 11:44 - philippeYesterday, Gmail had a quite big outage. Approximatively 14% of their users have experienced slow or inexistent mail access.
This makes a poster on slashdot nervous : http://tech.slashdot.org/article.pl?sid=09/05/14/1822200
" [...] This is exactly what makes me nervous about cloud computing and data storage. It's bad enough when I screw up a config and it takes down my mail, but what about when it happens to the entire globe at once?"
This makes me nervous as well. But I think there will soon be a solution to this. Why are we using gmail? Because it is available from everywhere, easy to use and provide ample storage.
All this is done using the cloud computing metaphore. I think it is possible for a company to provide the same service without cloud computing.
Available from everywhere : have a cached copy of the UI and date stored on every computer the user has (peer to peer system, where a peer is some computer owned by the same user, not a random guy you cannot trust). Only if the user is on a new computer AND the service is down at the same time will bring any trouble
Easy to use : keep your user interface secrets by compiling it someway and distribute the copy using a browser based system. Like the offline system provided already for data, only it would be extended to software as well. Keep working on this global user interface from the feedback of a world of users.
Ample storage : use local storage and only use central servers for backup and data sync. Use peer to peer system to sync data.
Yes it's a lot of work, and it will require a lot of change in the existing browser infrastructure.
A lot of work, but it's the price to pay for efficency, high availability, environement friendlyness, and most importantly freedom of the data owners.
Expect to see this in the next few years. Expect the cloud computing metaphore to change a bit, and surround more the user than the entire world. A cloud as we see it today won't make any sense. The cloud will be made by the user devices, not a large hangar somewhere in the world.
