Cette grève n’est pas une grève comme les autres : elle préfigure le combat de société qui va se jouer bientôt à une autre échelle, entre les peuples et un petit monde qui réclame l’argent qu’il a perdu, et ceci, quel que soit le prix à payer par ceux-là.
La sous traitance dans le nucléaire, on en parle régulièrement, et avec Fukushima c'est l'occasion de se (re)poser des questions.
Cela me fait penser à "Tête de Turc" de Günter Walraff, au moment où il décide de travailler dans le nucléaire en se faisant passer pour un ouvrier turc. Il explique que ses collègues illégaux qui travaillent dans les centrales pour faire du nettoyage traffiquent leurs carte de comptage de doses reçues annuellement afin de pouvoir travailler plus longtemps. Ils se retrouvent, après un temps relativement court, "grillés", irradiés, impropres au travail, souvent malades, parfois mortellement.
During much of the cleanup process at the Fukushima Daiichi Nuclear Power Station, thousands of subcontracted day laborers will be exposed to levels of ionizing radiation well in excess of internationally recommended annual limits.
Subcontracted laborers account for some 90 percent of Japanese nuclear power plant workers during normal reactor operations; they often receive around three times the annual dose absorbed by a full-time plant employee.
The subcontracting approach within the nuclear industry carries exceptional risks and implications. And until these are recognized and documented, complex social and physiological realities will continue to be hidden.
As our society grows more dependent on computers, the software we run is of critical importance to securing the future of a free society. Free software is about having control over the technology we use in our homes, schools and businesses, where computers work for our individual and communal benefit, not for proprietary software companies or governments who might seek to restrict and monitor us.
Petit guide de 40 pages sur les aléas du travail dans une administration, disponible (ou plus) sur simple demande.
Être fonctionnaire n’est pas une chose simple. Subir les railleries des travailleurs du privé, le sourire désillusionné des chômeurs, la pitié de votre conjoint, la honte de vos enfants, l’ironie de vos collègues... tout cela n’est pas facile à vivre. Nous avons récolté ici pour vous l’ensemble des données importantes liées à cette profession si particulière. Armé de ce guide, vous n’aurez aucune difficulté à faire un peu mieux (ou moins mal) votre travail.*
*Bien qu’issu d’une étude approfondie, le présent texte est fourni sans garantie.
This software loads recommendations for a given Amzon.com book and converts it into a network. Written in Processing (processing.org) using the open source graph visualization library Gephi Toolkit (gephi.org/toolkit/)
La preuve dans le lien ci-dessous où l'on voit une main malencontreusement restée dans le champ de la caméra. On peut y voir que c'est une main de femme, et craindre que cela se passe dans un pays bien éloigné. Je dois me renseigner, mais il semblerait que google remplisse des containers de bouquins pour les faire scanner en Inde. Et moi qui pensait naïvement que c'était fait par des machines*...
*Je me suis intéressé à la Funzie Fonzie Readingmachine, une machine open source / open hardware qui scanne et lit des livres. Elle a été présentée lors d'une session "Prototypes for Transmissions" par l'asbl Constant (Association pour l'art et les médias).
Une conférence très intéressante sur la manière dont sont conçus les magasins ikea (en anglais mais sous-titré).
Rendez-vous à la minute 25 si vous ne voulez pas tout regarder. C'est une explication assez fascinante sur la manière dont les magasins ikea sont architecturés. Et sur l'influence que cette architecture a sur notre manière de consommer. En résumé partiel:
- Le magasin est architecturé de manière à nous guider dans une direction, alors même que vue du dessus (en plan) nous pourrions nous diriger autrement dans le magasin. Nous ne le faisons pas, car le plan tient compte de notre morphologie : nous avons des yeux qui regardent devant nous (dit autrement, notre champ de vision est limité). Nous suivons donc les autres clients et suivons un chemin préconstruit dans le magasin, alors même que celui-ci est très désorientant. Une simulation avec des agents informatiques virtuels donne les même résultats.
- Ce chemin est long, et ralenti le moment de gratification. A savoir le moment où finalement nous allons réellement atteindre les objets que nous souhaitions obtenir, ceux pour lesquels nous sommes venus initialement. A noter que 60% des achats faits chez ikea ne figurent pas sur la liste de course initiale.
- Cette longueur de parcours use notre temps utile et notre concentration. Le temps imparti pour une visite chez ikea est consommé en grosse partie à "flâner" dans des chambres à coucher, des salons et des cuisines, la partie réellement utile (sélection et achat, mise en adéquation avec l'objectif initial, réflexion d'achat) est réduite à peau de chagrin.
- Ce temps passé, cet effort accompli rend légitime notre envie d'achats impulsifs
- La complexité du plan de magasin nous retire notre autonomie. Le conférencier compare le plan d'un magasin ikea avec le plan d'une ville et son organisation, pensée dans le cas d'une cité autant que possible pour que les personnes ne se perdent pas.
Est-ce de l'abus? Malgré le fait que nous sommes des adultes consentants, l'architecture particulière mise en place dans les magasins ikea n'est certainement pas innocente, et à probablement un impact très important sur nos réflèxes d'achat. On n'achète pas chez ikea uniquement parce qu'il y a des tables à 5 euros.
Si vous avez envie de connaître les comportements à risque quand on est un belge moyen, rien de tel qu’un contrat d’assurance vie. Vous y découvrirez qu’être pompier volontaire, fumer ou pratiquer le saut à l’élastique n’est pas très bon pour votre espérance de vie. Du moins à en croire les assureurs. Et je pense qu’on peut leur faire confiance. C’est là le charme d’un questionnaire d’assurance vie.
Pour les examens du Selor, c’est pareil. Vous avez envie de savoir de quoi sera constitué l’élite administrative de demain? Participez à un examen Selor. Vous y décrouvrirez par exemple ce qu’il faut maîtriser pour être sélectionné en tant que candidat à la fonction d’attaché à la communauté française.
L’examen est composé de 3 tests. Un premier test où l’on doit déterminer quel est la cinquième petite forme après en avoir vu quatre autres. Un autre où l’on doit déterminer, qui de Jean, Paul, ou Henry a fait les meilleures ventes en fonction d’un tableau de chiffres pour les différentes succursales de leur pme. Enfin, le troisième vous demandera toute votre attention afin de déterminer si les racines de telle sorte de gazon ont une influence sur la couche d’ozone ou l’humidité du substrat ou les deux ou je-ne-peux-le-déterminer-avec-ces-informations. C'est extrêmement orienté math, stats et logique. Les tests ne parlent que de profit, de vente, de congés maladie, de vente de vaches ou de cochons, de nombre de millimètre de pluie. On pourra rétorquer que ces tests utilisent n'importe quels exemples et que le sujet n'a pas d'importance... A voir.
Je me demande dans quelle mesure de tels tests vont permettre de dénicher qui que ce soit d’intéressant et pour quelque fonction que ce soit à la communauté française (ou dans tout autre administration). A la limite si une grande banque voulait engager, si une entreprise cherchait un comptable ou que sais-je... mais en l’occurence on parle bien ici de service public, de culture, d’accueil des personnes, d’enseignement, de cinéma, de lettres, d’aide à la jeunesse...
Alors, tout comme les assurances nous permettent d’entrevoir la manière dont nous allons clamser, le test du selor me permet d’entrevoir le fonctionnaire de demain (dans le désordre) : méticuleux, chiffreur, précis, gagnant-gagnant, calculateur, traceur de cercle, fermeur de carré, penseur de virgule, pro de la circonvolution, titilleur de saut à la ligne.
De mon côté, c’est avec une impatience non feinte que j’attends mes nouveaux collègues pour faire une partie de sudoku avec eux.
Le gestion des textes législatifs est un véritable casse-tête. Qui a changé quoi, comment gère-t-on les addendum, de quand date telle modification, comment trouver tel élément de loi, etc...
Le législateur est confronté à une quantité massive de texte, manipulé et modifié par une multitude d'acteurs, et qui doit être rendu public de la manière la plus transparente possible.
Cela fait un certain temps que j'y pense : les textes de lois et les problèmes qu'ils entrainent ressemblent très fort à ce qui se pose pour les développeurs informatiques dans la gestion du code source. En imaginant que l'on applique les même principes informatiques aux textes de lois on pourrait sans doute faciliter le travail de tout le monde, et rendre le processus un peu plus transparent au passage.
On pourrait par exemple gérer les textes dans un système de gestion de version (type CVS ou SVN). Cela permettrait de savoir qui a changé quoi, à quel moment, et de toujours pouvoir consulter les textes dans une version précédente.
Appliquer les principes du développement open source à la gestion des textes législatifs serait un grand pas pour la démocratie.